Se rejoindre, se raconter…

Pendant trois jours, du 1er au 3 avril, les habitants du quartier de la Chapelle ont été invités par la Radio RapTz et Remix the commons à prendre part au 1er Chantier de l’École de Communs sur le thème Se rejoindre, se raconter ! autour de l’accueil, l’interconnaissance des habitants et des collectifs du quartier comme premier pilier de la gouvernance en commun.

Se rejoindre, se raconter !

La Radio RapTz a accueilli la soirée d’ouverture qui a vu la participation des jeunes activistes, de collectifs, d’habitants du quartier de différentes générations, de répresentant·e·s de la Municipalité et, encore, d’activistes et chercheurses d’Italie.

Le partage au centre de la table

La première étape du chantier consiste à partager différentes expériences mises en pratique à La Chapelle mais aussi en Europe pour connaître, se connaître et faire connaître le quartier. Documentaires, cartographies thématiques, collections de capsules audio et d’émissions de radio, livres d’auteurs ou collectifs (qui peuvent être retrouvés ici) démontrent un riche corpus de pratiques des habitants et des collectifs de La Chapelle en  la matière.

De La Chapelle, nous avons voyagé jusqu’à Naples pour le carnaval social où nous avons eu à rencontrer le collectif Stalker à Rome. Ce voyage a été l’occasion de découvrir le Projet Europeén UrbEX, projet d’exploration urbaine  et à connaitre Educity, un autre projet européen qui organise 5 laboratoires locaux pour développer des processus participatifs bottom up pour aider les participants à obtenir une reconnaissance professionnelle qui pourrait augmenter leurs possibilités de trouver un emploi. 

Le Carnaval social de Naples est une expérience d’auto-construction d’un carnaval de quartier, organisé par les assemblées de quartier et totalement auto-financé. Stalker est un collectif née de l’occupation d’une faculté d’architecture qui a crée des lieux où les artistes, les architects et le chercheurs peuvent se rencontrer et s’organiser.  Toutes ces expériences sont intéressantes pour leur capacité à faire se croiser les gens et construire des lieux de rencontre collectifs et autogérés. Les habitants du quartier ont été captivés par ce voyage et ont par la suite partagés leurs expériences et vécus du quartier.

Est-il possible construire une promenade ensemble ? Comment peut-on le faire ?

La deuxième journée de chantier collectif consistait en la construction d’une balade!  La matinée était consacrée à une exploration des méthodologies de co-design de la promenade à partir de cartographies sensibles du quartier partant de différents questions. Les générations d’habitants se sont retrouvés à marcher sur les mêmes chemins, ont réfléchi sur les obstacles et les limites du quartier, sur leurs différentes perception du quartier.

Chacun élabore sa carte personnelle du quartier pour jouer avec les limites et les lieux du quartier. Comment vit-on dans le quartier ? Qui sont les acteurs engagés  ? Quels sont nos lieux familiers. Quels sont les lieux où je pense ? Où ai-je reçu de l’aide dans le quartier lorsque j’en avais besoin? Le quartier pour moi c’est… ? Un symbole du quartier?

De la carte… à la marche

En mélangeant les cartes,le groupe a construit un parcours pour se balader dans le quartier, entre lieux nouveaux et anciens. Les générations se sont croisés sur le même chemin et on a exploré tous les changement du quartier. L’après midi en marche a pemris de découvrir le quartier collectivement et creuser de nouveaux sentiers.

Le dimanche matin, uni autour d’une table à la Radio, le groupe a partagé ses impressions pour faire une synthèse de ces trois jours ensemble et dessiner les prochaines étapes à faire ensemble pour se raconter. Il en ressort la proposition de construction d’un atelier d’apprentissage à raconter à travers les podcasts.

Et les prochains chantiers ?

Le groupe a mis en place une réflexion sur les thèmes des prochaines rencontres. Objets des prochains chantiers sera la modalité de financement de ces expériences, le temps et les agendas, les espaces et matériaux et un dernier chantier de synthèse.

Pour vous joindre à nous, visitez le site web de École des communs